On ne voit bien

Être précis dans les mots, c’est toujours compliqué
Ça fait peur quand c’est beau
On s’apprivoise, on s’fait jeter
Découvrir la tendresse
Battre le tambour
Dans nos yeux nos maladresses
Il est où l’paradis ?
Partir en mer ou au charbon
On fait c’qu’on peut c’est déjà bien
Parfois en l’air on fait des ronds
Souvent j’me parle : toi tu vas bien?
Tu prends un four ou des marrons
Yeux grands ouverts, tellement d’envie
Cœur découvert, que des frissons.
C’est délicat comme un grizzly
On ne voit bien qu’avec le cœur
On le sait bien qu’on est sensibles
Y’a des renards, y’a des ailleurs
Ouvrons les yeux des invisibles
Quand jamais rien n’est impossible
Le silence est fragile
Les nuits sont agitées
Et ça tourne et ça tourne
Dans nos cerveaux cabossés
Sous nos clôtures, nos barbelés, c’est tout droit à l’instinct
Faut du courage, faut rien lâcher
Qu’est-ce qu’on se régale face à des chiens
Slalomer dans le brouillard
Quelles que soient les saisons
Souvent les couples sont provisoires
Comme la jachère et l’émotion
On ne voit bien qu’avec le cœur
On le sait bien qu’on est sensibles
Y’a des renards, y’a des ailleurs
Ouvrons les yeux des invisibles
Quand jamais rien n’est impossible
Avec le cœur
Avec l’envie
Brûler nos peurs
Crier la nuit
Être précis dans les mots c’est toujours compliqué
Ça fait peur quand c’est beau
On s’apprivoise, on s’fait jeter
On ne voit bien qu’avec le cœur
On le sait bien qu’on est sensibles
Y’a des renards, y’a des ailleurs
Ouvrons les yeux des invisibles
Quand jamais rien n’est impossible