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Déborder

Guitare/Basse/Batterie enregistrées beaucoup trop tôt le matin en février 2018 au studio sainte marthe par guillaume mauduit.

Accordéon/Sax/Voix enregistrés tard le soir en mars 2018 au soundshape studio par rodolphe dubreuil

Mix/Mastering par guillaume mauduit en 2018 à sainte marthe

Choeurs : Quentin Auvray

Visuel : Nicolas Prado

1. Noir

Noir le café du matin d’abord
on relance les dés
Tiens aujourd’hui c’est hier encore
Noir le café du matin raccord
nous emmène
sur la route des impasse souterraines
on se retrouve dans un sens
Coûte que coûte
l’imprévu nous entraîne
l’ improbable est de sortie
Réservoir d’émotions et d’images
qui traverse tous les ponts les nuages
Voir sur tes lèvres la magie
Croire en la trêve au répit
Noirs le tonnerre le déluge
Noire la couleur un refuge
Du mazout des canettes des ordures
Noires l’écriture la peinture
l’improbable encore lui
Du charbon des épines et de l’or
Noire la matière un trésor
on se retrouve dans un sens
dérapage direction le fossé
Noir dans toutes ses contre allées

2. Toit

A couler dans les lacs
reproduire un effort
A se manger des claques
recommencer encore
Prendre le large mettre les voiles
vers la terre inconnue
guidé par les étoiles
naviguer et perdu
Bien rouler et pardi
se régaler des gens
malgré les insomnies
se nourrir constamment
Contrecarrer les plans
qu’on a pensés pour nous
Réveiller les volcans
sans plier le genou
Enfin juste déborder et finir sur le toit
mort vivant debout
accomplir des exploits
s’envoyer dans les tours et finir sur le toit
A sauter dans les flaques
de Krakow à Carnac
s’arracher dans l’envie
A Melun A Paris
Être toujours à l’attaque
Cœur serré et compact
Quand les cris sont des corps
Tout très vite tout très fort
Enfin juste déborder et finir sur le toit
mort vivant debout
accomplir des exploits
s’envoyer dans les tours
Sur la rampe de la joie
S’envoyer dans les tours
le bonheur ça dit quoi ?
Un aller sans retour
accomplir des exploits

3. Macadam

Aveuglé par la faim
Et courir et courir pour tout casser
Pilonner la misère
Avec du pain, du raisin dans la soupe populaire
Ne pas renoncer
continuer continuer de dormir dans le ciel
Hurler à la mort
et crever sous les ponts
Cerné par le froid
éclusé éclusé se réchauffer
C’est la honte dans nos rues
Qui a faim ?
Qui a froid ?
Hors de tout il n’existent pas
ils n’existent pas
Des fantômes dans les rues
La misère sous les ponts
Ne pas renoncer
continuer de dormir dans le ciel
Errer dans les ombres
et courir et courir les attraper
arracher un sourire
continuer continuer de tout donner
Marcher sur les flots
Matraqué par la vie
Entourés par des chiens
ils n’ont plus rien sauf des rats dans la tête
ils n’existent pas
Des fantômes dans les rues
La misère sous les ponts
On annonce la décru
Ne pas renoncer
continuer de dormir dans le ciel
Hurler à la mort et crever sous les ponts

4. Citadelle

C’est sans nom sans ruelle
Qu’elle se cache au néant
Sous les pins nonpareil
Au son des mâts géants
Par nos vies par nos pleurs
on construit nos remparts
La magie des rêveurs
Voleurs des débris du hasard
Comme je l’aime passionnément
comme je l’aime dans sa folie
comme je l’aime elle me comprend
elle m’apaise et me nourrit
Comme je l’aime à chaque instant
comme je l ‘aime même dans ses cris
comme je l’aime elle est mon sang
Dans cette tour de soleil
On croise figues chiens errants
C’est un cirque où le sommeil
n’a plus d’âge n’a plus de dents
On la trouve au sommet
d’un amour aiguisé
L’horizon feu follet
Du cagnard dénivelé
A porter du noir
Vivre dans le rouge
Écrire son histoire
Dessiner l’amour
C’est le sol qui tremble
De perles de beaux jours
La mêlée des légendes
Suspension en velours
Comme je l’aime passionnément
comme je l’aime dans sa folie
comme je l’aime elle me comprend
elle m’apaise et me nourrit
Comme je l’aime à chaque instant
comme je l ‘aime même dans ses cris
comme je l’aime elle est mon sang
elle est la glaise elle est la nuit
Ma citadelle
protéger son donjon
creuser ses fondations
avancer
mettre du cœur à l’ouvrage
préparer le décollage
et voler